La voie du karate se retrouve en toute chose, et c’est là le secret de sa beauté intrasèque

L'Essence du Karate-Do de Gichin Funakoshi

L'ascension prodigieuse du karaté , depuis les techinques d'autodéfense secrètement dévelopées à Okinawa considéré comme le berceau du karaté et située entre la Chine et le Japonet ce jusq'à son succès internatiolal , peut-être attribuée à un homme : Gichin Funakoshi, le père du karaté moferne. Alors que depuis ses origines , le karaté était volontairement maintenu mystèrieux, Gichin Gunakoshi consacra sa vie à diffuser son messge de spiritualité mettant l'accent sur l'importance de gagner sans combattre, et à démocratiser sa pratique faisant du karaté une des écoles martiales japonaises les plus renommées.

Commencez par vous connaître vous même avant d'essayer de connaître les autres

L'histoire du karaté

Le Karaté a une très vieille histoire. 

Le Karaté a une très vieille histoire. Henry Plée dans l’une de ses chroniques martiales (Du Pancrace au Karaté) fait un rapprochement entre le Pancrace et le Karaté authentique martial. Ce sport fut pratiqué pendant près de 1100 ans aux jeux olympiques antiques de -700 à +380 après J.-C.

Pancrace signifie en Grec « tout est permis en force ».  Cet art comprenait des coups de poings sous toutes ses formes, piques des doigts, coups de coude, genou, pied mais aussi projections, clés…

Comme le Karaté, le Pancrace commençait par le salut et avait ses Katas ; les Pyrrics, toujours pratiqué nus !   

Mais c’est en Chine, aux alentours du VIème siècle, que l’on trouve les premières traces du Karaté. Un moine bouddhiste indien du nom de Bodhidharma (1) enseigne la doctrine du Bouddha au monastère de Shaolin. Parallèlement, il enseigne à ses disciples des méthodes d’entrainement physique de force d’endurance et de respiration destinées à leur faire acquérir les qualités nécessaires à la pratique de la religion. Ce qui est certain, c’est que le monastère fut réputé au cours des siècles suivants pour les techniques de combats de ses résidents, craints et respectés dans toute la Chine.

 (1) Durama en japonais. Un moine Indien légendaire au crédit duquel est porté l'établissement de la secte Zen(CHAN) du Boudhisme

L’étape suivante se situe sur l’ile d’Okinawa au sud du Japon véritable plaque tournante commerciale et culturelle, carrefour des civilisations Chinoises, Japonaises et Indonésiennes. Au XVIème siècle, l’occupation successive de l’île par la Chine et les Samouraï Japonais, provoque une résistance farouche des insulaires. Toute forme d’armes leur ayant été interdite, ils n’ont d’autre ressource que de développer clandestinement leurs propres techniques de combat à mains nue. Mélange de formes locales plus rustres et de techniques venues du continent Chinois introduites par marins et commerçants, elles se sont vite réputées d’une efficacité meurtrière même face à un guerrier armé. Au XVIIème siècle, l’art du combat à mains nues prend un véritable essor par la fusion des différentes écoles locales de combat. De ces entrainements clandestins et de ces combats meurtriers nait «  l’Okinawa-te » qui allait devenir plus tard le Karaté-Do.

 

Karaté-Do Shotokan

Le Karaté a une très vieille histoire. Henry Plée dans l’une de ses chroniques martiales (Du Pancrace au Karaté) fait un rapprochement entre le Pancrace et le Karaté authentique martial. Ce sport fut pratiqué pendant près de 1100 ans aux jeux olympiques antiques de -700 à +380 après J.-C.

Pancrace signifie en Grec « tout est permis en force ».  Cet art comprenait des coups de poings sous toutes ses formes, piques des doigts, coups de coude, genou, pied mais aussi projections, clés…

Comme le Karaté, le Pancrace commençait par le salut et avait ses Katas ; les Pyrrics, toujours pratiqué nus !   

Mais c’est en Chine, aux alentours du VIème siècle, que l’on trouve les premières traces du Karaté. Un moine bouddhiste indien du nom de Bodhidharma enseigne la doctrine du Bouddha au monastère de Shaolin. Parallèlement, il enseigne à ses disciples des méthodes d’entrainement physique de force d’endurance et de respiration destinées à leur faire acquérir les qualités nécessaires à la pratique de la religion. Ce qui est certain, c’est que le monastère fut réputé au cours des siècles suivants pour les techniques de combats de ses résidents, craints et respectés dans toute la Chine.

L’étape suivante se situe sur l’ile d’Okinawa au sud du Japon véritable plaque tournante commerciale et culturelle, carrefour des civilisations Chinoises, Japonaises et Indonésiennes. Au XVIème siècle, l’occupation successive de l’île par la Chine et les Samouraï Japonais, provoque une résistance farouche des insulaires. Toute forme d’armes leur ayant été interdite, ils n’ont d’autre ressource que de développer clandestinement leurs propres techniques de combat à mains nue. Mélange de formes locales plus rustres et de techniques venues du continent Chinois introduites par marins et commerçants, elles se sont vite réputées d’une efficacité meurtrière même face à un guerrier armé. Au XVIIème siècle, l’art du combat à mains nues prend un véritable essor par la fusion des différentes écoles locales de combat. De ces entrainements clandestins et de ces combats meurtriers nait «  l’Okinawa-te » qui allait devenir plus tard le Karaté-Do.

Ce n’est qu’en 1907 que l’Okinawa-te fut enseigné officiellement comme méthode d’éducation physique. Deux écoles principales ont marqué cette époque : celle de maître Anko Hitosu (style Shorin) basée sur des techniques rapides et longues en déplacement et celle de maître Kango Higaona, basée sur des techniques de concentration et de force à courte distance.

Gichin Funakoshi, né en 1868 sur l’île d’Okinawa se forme au Karaté dès son plus jeune âge. Père du karaté moderne, il est connu dans le monde entier comme l’un des grands maîtres d’arts martiaux du XXème siècle. La première partie de sa vie est consacrée à l’enseignement, après s’être entrainé pendant des décennies auprès des plus grands maîtres d’Okinawa. Il est élu par ses paires Président de l’Association des Arts Martiaux d’Okinawa. C’est ainsi qu’en 1921, il organise sur l’île d’Okinawa la première démonstration de Karaté devant le futur empereur Hiro Hito.

En 1922, Jigoro Kano, fondateur du Judo, invite Gichin Funakoshi à son Dojo à Tokyo pour faire une démonstration devant les plus hauts gradés du judo. L’occasion est formidable pour promouvoir le Karaté. C’est lors de cet évènement que le Karaté-gi (kimono) fait son apparition. Gichin Funakoshi confectionne une tenue auxquelles il ajoute quatre lanières pour tenir la veste fermée.

Cette même année, on lui confie la première démonstration nationale de Karaté qui se déroule lors de la première exhibition nationale d’athlétisme à Tokyo. Pour répondre à la demande que suscite cet événement, il s’installe définitivement dans cette ville.

C’est ainsi que le Karaté quitte l’anonymat pour essaimer d’abord au Japon puis dans le reste du monde.

En 1929, Installé au Japon, maître Funakoshi change l’idéogramme kara par un autre de prononciation similaire mais au sens différent : le karate « mains de Chine », devient le karate « mains vide ». Puis assez rapidement, pour insister sur la valeur spirituelle des gestes qu’il enseigne et afin de placer son art au niveau de celui des arts martiaux Japonais, il ajoute le suffixe « Do » : Karaté-Do «  la voie de la main vide »

Peu après son arrivée au Japon, Gichin Funakoshi donne ses premiers cours dans une petite pièce de la pension pour étudiants où il loge. Le premier Dojo est inauguré en 1939, les élèves le baptisent  Shôtô Kan (kan: salle d’entrainement et Shoto: noms que Funakoshi avait pris pour signer ses poèmes). Il donne les cours assisté par son  fils Gigo et quelques-uns de ses premiers élèves.

L’évolution du Karaté-Do moderne se fait avec maître Yoshitaka Funakoshi, fils de Gichin, véritable surdoué du Karaté. Il fait évoluer le Karaté de son père, en un style long et puissant, proche du Shotokan actuel. Il marque de son empreinte la destinée du Karaté moderne, tant sur l’aspect mental que sur le plan technique et meurt en 1945 de la tuberculose.

Henry Plée ouvre le premier Dojo de Karaté en Europe en 1953 à Paris. Le premier japonais à enseigner dans son dojo fut Hiroo Mochizuki, venu en France poursuivre des études de vétérinaire. Henry Plée fait venir les premiers experts japonais : Oshima, Kase, Murakami… Grace à lui, le karaté  français a pris un formidable essor.

Maître Gichin Funakoshi meurt en avril 1957. C’est aussi l’année de l’organisation des premiers championnats du Japon avec la victoire de Hirokaku Kanazawa en combat et kata.

Les premiers championnats du monde de karaté sportif ont lieu à Tokyo en 1970 (victoire du Japon).

En 2016, le Karaté est le 8ième sport le plus pratiqué au monde dans plus de 120 pays par plus de quarante millions de pratiquants

Comme le voulait maître Gichin Funakoshi, le Karaté-Do est devenu un art et aussi un sport très populaire dans le monde entier.

Les sources : - Karaté Dô ma Voie, ma Vie; Gichin Funakoshi, Budo Editions.

- Chroniques Martiales; Henry Plée, Budo Editions.                                           

 - Karaté Dô Kyôhan; Gichin Funakoshi, Budo Editions. 

 - Kihon de Base; Jean-Pierre Fisher, Budo Editions.

- Karaté Pratique ; Roland Habersetzer, Amphora.

- Karaté Shotokan; Stéphane Fauchard, Budo Editions.

 

 

Karaté Contact ou Koshiki

Le Karaté Contact Koshiki (硬式空手 

Ègalement désigné sous plusieurs termes incluant Koshiki ContactKoshikikaraté Koshiki ou Koshiki Karatedo1, est un style de karaté japonais avec contact, développé vers la fin des années 1970, qui se caractérise par le port d'un équipement de protection (anzen-bogu) qui comprend un masque (men) muni d'une bulle en plastique ; un plastron () et une coquille.

Le Koshiki n'est pas uniquement un style, mais aussi une forme de compétition qui offre non seulement une façon dynamique de pratiquer le contact en compétition mais aussi d'améliorer des techniques apprises lors d'entraînements. Ce système est développé par Hanshi Masayuki Kukan Hisataka dans les années 1980, à la demande de la Fédération de toutes les associations de karaté du Japon (FAJKO), l'idée venant néanmoins des années 1920.

 

Équipement de protection

 
Plastron et casque de Koshiki Contact.

L'armure de protection, appelée anzen-bogu, est conçue avec des matériaux high-tech qui absorbent les chocs et empêchent la pénétration des coups sur le corps des athlètes. Il se compose d'un protecteur de poitrine (bogu dō) casque (bogu-men), et à la protection de l'aine (kin mangé).

Le plastron () est une plaque moulée, remplie de couches de matériaux différentes qui donnent une forme semi-rigide, doublé de cuir traité et découpé pour permettre le mouvement sans entrave et une protection optimale. La rigidité caractérisée du plastron est conçue pour prévenir les impacts des coups sur le corps et de les rediriger sous forme de vibrations.

Le casque (men) est fait de matériaux similaires aux casques de protection pare-balles ; il est conçu pour protéger des coups portés par les mains ou les pieds. Dans le Koshiki, les combattants se battent souvent à mains et pieds nus ; Cependant, dans certains essais, les mains sont recouvertes de mitaines très mince en néoprène pour éviter les blessures ou les dommages aux articulations. Grâce à la forte résistance des matériaux utilisés pour la protection, les athlètes peuvent portés des coups à pleine puissance.

Règles

 
World Championship 2013.

Dans les tournois et les compétitions, les kumite (combattants de Koshiki) sont autorisés à frapper en full-contact en utilisant les poings (tzuki-waza), les coudes (empi), les pieds, et les genoux (keri-waza) sur le tronc de leur adversaire protégé par le plastron  en ajoutant un certain contrôle dans les frappes à hauteur de la tête, et à la zone du visage (protégée par le casque de protection, matériaux pare-balles de petit calibre).

L'idée qu'un combattant puisse gagner avec une seule (technique parfaite) vaut Ippon. Les techniques mineures sont évaluées avec wazari. Le vainqueur doit cumuler le plus de points de wazari à la fin d'un match, ou immédiatement par Ippon. Le score est cumulatif pour les deux prétendants au cours de la confrontation. Si un combattant enchaîne trois wazari successivement dans une chaîne de technique (renkoku-waza), sans interruption de la défense, il peut gagner le combat par Ippon.

Le Ippon peut également être accordé par étranglement (shime-waza) ou par immobilisation (osae-waza) mais cela est moins courant. Dans certains tournois de koshiki les combattants sont également autorisés à balayer (ashi-barai) ou utiliser des projections (nague-waza) mais à la condition que la sécurité et la technique soient maîtrisées. Certaines techniques interdites dans de nombreux tournois d'arts martiaux (jette les mains, paume, talon, etc.), peuvent être utilisées en toute sécurité dans les compétitions de Koshiki. Cependant, certaines techniques qui ne peuvent pas être contrôlées peuvent être pénalisés ou interdites à la décision des arbitres ou en fonction du pays dans lequel a lieu la compétition ; les combattants peuvent frapper à pleine puissance, mais pas aveuglément, sauvagement ou sans contrôle. Dans le Koshiki, le choix et la maîtrise des techniques sont les éléments importants de l'utilisation des arts martiaux.

Les tournois sont ouverts à tous pratiquants d'arts martiaux avec atemi ou semi-contact. De nombreux pratiquants de différents « styles de karaté » ou d'autres arts martiaux tels que le taekwondokickboxingkung-fujiu-jitsu, participe également aux compétitions de koshiki. La connaissance des règles est nécessaire pour participer à ce type de compétition.

Développement

Les compétitions sont organisées dans le monde entier sous les auspices du fondateur du système et de la World Federation Koshiki (W.K.K.F.). Le Koshiki est créé pour intégrer le karaté aux Jeux olympiques. Cependant, les disciples de maître Masayuki Hisataka se sont retirées de la WKKF afin de créer elles-même leur propre fédération.

Le Koshiki se développe progressivement à l'international. De nombreux pays intègrent cette discipline tels que le Mali2, l'Algérie3, l’Indonésie, la Malaisie et également la France. Néanmoins, il est très présent et très médiatisé en Russie, l'Association Koshiki Karate (Ассоциация Косики Каратэ России) qui regroupe des milliers de pratiquants à travers le pays s'est détaché depuis peu de la World Federation Koshiki (W.K.K.F.) n'étant plus en phase avec le maître Masayuki Kukan Hisataka. L'association Russia Koshiki Karaté a ouvert, depuis 2015, sa propre fédération, la International Koshiki Karaté Federation (IKKF).

Différences avec d'autres styles de karaté en compétition

 
Tournoi de Koshiki.

Le travail technique des athlètes dans le Koshiki, est similaire à d'autres styles de karatétaekwondojudokung Fuhapkido et également du jiu-jitsu. Le Koshiki est une composante du karaté traditionnelle car elle permet de renforcer la pratique orientée vers l'autodéfense concrète. Toutefois les dirigeants du Koshiki estime que les tournois sportifs sont également un moyen d'améliorer la connaissance et la maîtrise de soi dans un cadre où les compétiteurs se respectent mutuellement

Bibliographie

  • Black Belt Magazine
  • Dojo Magazine
  • Français Karaté Magazine
  • Scientific Karatedo, 8 novembre 19994

Notes et références

  1.  « What is Koshiki Karatedo? » [archive], sur koshiki.nl (consulté le 18 mai 2016).
  2.  « Koshiki Karatedo ou comment devenir un maître du Kata... » [archive], sur Journal du Mali, 14 mars 2012 (consulté le 18 mai 2016).
  3.  « L'Algerie au tournoi Pan-Américain 2010 karaté Koshiki. » [archive], 29 mai 2010 (consulté le 18 mai 2016).
  4.  « FINGER POINTING TO THE MOON » [archive], sur sites.google.com (consulté le 18 mai 2016).

Le karaté traditionnel

Qu’est-ce que le Karaté Traditionnel ? 

Le titre de cet article est “Qu’est-ce que le Karaté Traditionnel ? 

cela peut sembler être une bien étrange question ! Mais selon moi, nous ne réfléchissons pas suffisamment au sens du terme ‘traditionnel’ et à son impact sur l’art que nous pratiquons. La définition du dictionnaire pour ‘traditionnel’ est ‘‘ce qui est transmis sur une longue période de temps, de génération en génération’’. Pour jouer l’avocat du diable, je dirais que -dans la majorité des cas- le karaté pratiqué actuellement dans notre pays n’est pas traditionnel ! Mon raisonnement se base sur le fait que le karaté d’aujourd’hui n’a pas été ‘‘transmis sur une longue période de temps, de génération en génération’’ puisqu’il est âgé de juste quelques décennies.

Il n’y a aucun doute sur le fait que le karaté n’a plus le même statut qu’auparavant. Pour la grande majorité de la communauté des arts martiaux, le Karaté Traditionnel est souvent vu comme une relique dépassée et comme un système sans efficacité. Le karaté est souvent critiqué pour son manque de réalisme, son absence de techniques en combat rapproché, sa préoccupation de l’aspect esthétique, son omission du travail au sol, l’aspect irréaliste de ses kumités, ses techniques manquant de sens pratique, etc. Et je dois admettre que dans la plupart des cas ces critiques sont justifiées. Cependant, ce n’est pas le ‘Karaté Traditionnel’ qui est en cause, mais son interprétation moderne. La confusion vient du fait que le karaté moderne est souvent incorrectement étiqueté comme ‘Traditionnel’ ! Pour être clair, mon objectif n’est pas de diminuer le karaté moderne, mais juste d’attirer l’attention sur le fait que la version moderne du karaté est loin d’être aussi efficace en combat réel que le karaté des anciens temps.

Si nous revenons sur la définition du dictionnaire pour le terme ‘traditionnel’ nous pouvons conclure que plus la période de temps de ‘transmission’ est longue plus le caractère ‘traditionnel’ de la chose sera important. Dès lors, afin de déterminer précisément ce qu’est le karaté traditionnel, nous devons rechercher comment l’art était pratiqué à l’origine.

Comme vous le savez certainement, le peuple d’Okinawa a développé le karaté afin de se protéger d’agressions en milieu civil (ce qui est également de nos jours la raison pour laquelle la plupart des gens commencent à pratiquer). Si nous examinons les textes anciens sur le karaté – par exemple le Bubishi – nous trouvons des références à divers aspects du Karaté Koryu (ancienne école). Il faut également se rappeler que par le passé, les katas n’étaient jamais étudiés sans leurs applications (alors que de nos jours c’est souvent comme cela qu’ils sont pratiqués). L’étude des applications des katas – qui sont en fait l’ADN du karaté – révèlent également de nombreux aspects du karaté ‘ancienne école’. Ce karaté incluait dans son curriculum les méthodes de combat suivantes : Atemi-Waza (Techniques de frappe), Tegumi (Lutte/grappling), Kansetsu-Waza (Clés), Jintai Kyusho (Points vitaux du corps humain), Shime-Waza (Etranglements), Nage-Waza (Projections et amenées au sol) et Ne-Waza (Techniques de combat au sol). Nous allons ci-dessous passer en revue chacun de ces aspects. Si le karaté d’aujourd’hui est bien celui d’origine, ‘transmis sur une longue période de temps’, et donc traditionnel, nous devrions découvrir que cet art est le même que celui dont on retrouve les premières traces sous forme de textes et de katas.

 

L’auto-défense en milieu civil

Le karaté ancien était destiné à l’auto défense en milieu civil. Pour que le karaté soit ‘traditionnel’ il doit donc être pratiqué dans cet objectif. Pourtant de nos jours, le karaté est dans la majorité des cas pratiqué dans le but de gagner des tournois en milieu sportif. J’ai déjà développé dans de précédents écrits les différences qu’il y a entre un environnement sportif et le combat réel, et je ne souhaite pas me répéter ici. Pour l’heure, il est suffisant d’indiquer que si votre entraînement se focalise principalement sur les contres attaques contre des gyaku-tsuki, ura-mawashi, etc. qui sont initiés à trois mètres de distance, alors vous ne pratiquez pas le karaté traditionnel. Et la raison en est que vous avez très peu de chances de voir ces techniques utilisées dans un scénario de self- défense réaliste. Si vous pratiquez le karaté traditionnel alors votre entraînement vous préparera à vous défendre face à un assaut violent et brutal à courte distance.

Les Applications des Katas

Le karaté ‘ancienne-école’ était principalement basé sur l’application des techniques répertoriées dans les katas. De nos jours, les applications des katas sont rarement pratiquées et l’accent est mis sur l’aspect visuel de l’exécution des katas. Et quand elles sont travaillées c’est très souvent de façon non traditionnelle. Il faut se rappeler que le karaté est à l’origine un système d’auto-défense en milieu civil. Le grand Choki Motobu – un des combattants les plus crains d’Okinawa – a dit, ‘‘Les techniques des katas n’ont jamais été développées dans le but d’affronter un combattant professionnel, dans une arène ou sur un champ de bataille.’’ Dès lors, lorsque vous voyez un bunkai (application) qui commence avec les pratiquants démarrant à trois mètre l’un de l’autre, et attaquant ensuite avec un Oi-Tsuki, ou toute autre technique ‘martiale’ du même acabit, vous pouvez être certain que l’application en question n’est pas traditionnelle. Les vraies applications des katas sont faites pour fonctionner à courte distance et contre un assaillant qui n’est pas un autre karatéka (voyez mon livre ‘Bunkai- Jutsu’ pour plus de détails sur le sujet.)

Atemi-Waza (Techniques de frappe)

Aussi bien le karaté moderne que l’ancien contiennent des techniques de frappe. D’ailleurs de ce point de vue le karaté d’aujourd’hui pourrait être considéré comme traditionnel. Cependant, si l’on y regarde de plus près, on peut voir que les techniques de frappe du passé et celles d’aujourd’hui sont différentes. De nos jours on pratique les coups de pieds hauts, alors que par le passé tous les coups de pieds étaient en dessous du niveau de la ceinture. Dans le temps l’accent était mis sur la puissance, alors qu’aujourd’hui l’accent est souvent mis sur le contrôle. Dans le karaté ancien toutes les frappes visaient des points vitaux, alors que de nos jours ils sont ignorés en faveur des points de ‘marque’ en compétition. Les aptitudes associées au contrôle à courte distance et à l’utilisation de réponses prévisibles (l’utilisation combattive des ‘réactions instinctives’) étaient considérées comme un élément vital de l’ancien système, mais de nos jours elles sont rarement enseignées. Cependant, la plus grande différence reste celle de la distance de combat. Le karaté ancien mettait fortement l’accent sur les frappes à courte distance, alors que le karaté moderne place l’accent sur les frappes à longue distance. Ceci est à nouveau du à l’abandon des compétences en combat réel (les combats réels sont invariablement à courte distance).

Grappling / Lutte

Disposer de compétences en lutte (ou Grappling) est indispensable en combat réel et cet aspect était largement présent dans le karaté ancien. On y trouvait les compétences générale en lutte (Tegumi), le travail des clés (Kansetsu-Waza), des étranglements (Shime-Waza), des projections et amenées au sol (Nage-Waza) et du combat au sol (Ne-Waza). Tous ces éléments sont totalement absents dans la pratique moderne. Dans son livre ‘Karate-Do Kyohan’, Gichin Funakoshi (fondateur du Shotokan) écrit, “... en karaté, les frappes, poussées et coups de pieds ne sont pas les seules méthodes, les techniques de projection et de clés sont aussi présentes.’’ Un peu plus loin, il écrit, “toutes ces techniques doivent être étudiées en se référant aux katas de base.’’ La lutte faisait encore partie du travail de quelques groupes de karaté dans les années 1960. En 1967, dans son livre ‘Karaté : Du débutant à la Ceinture Noire’, Henri Plée (un des pionniers du karaté en Europe) écrit, “Il ne faut pas perdre de vue que le karaté est un système de combat complet. Tout est permis... C’est pourquoi les techniques de karaté sont basées sur des frappes délivrées avec les mains, les pieds, la tête ou les genoux. Egalement permis sont les étranglements, les projections et les clés.’’ Selon vous, un coup de genou, un étranglement, une projection ou une clé seraient-ils admis dans la plupart des dojos actuels ? (Je présume que la réponse est : ‘‘Certainement pas !’’). Soit dit en passant, si vous voulez comprendre vos katas, il vous est indispensable de comprendre tous les aspects du karaté ancien. Et ceci par le fait que les katas sont intégralement basés sur ce karaté là. Si vous ne comprenez pas, par exemple, les projections vous n’arriverez jamais à les identifier dans un kata. En bref, nous pouvons voir que par le passé, le karaté était un système de combat complet, alors que de nos jours il se limite au ‘pied-poing’ longue distance.

Jintai Kyusho (Les points vitaux du corps humain)

Dans le temps, l’étude des points vitaux du corps humain était considérée comme un domaine fondamental. Pourtant, bien que la plupart des karatékas modernes puissent probablement indiquer les zones du corps que l’on ne peut frapper en compétition, ils auraient certainement du mal à énumérer les points vitaux. Pour être plus efficace en situation réelle, il est évidemment indispensable pour le karatéka de connaitre les faiblesses du corps humain (tout en gardant bien à l’esprit qu’il n’est pas simple d’être précis dans le feu de l’action d’une altercation réelle, contrairement à ce que certains avancent).

A ce stade, il doit être clair que bien que l’interprétation moderne du karaté ait de nombreux manquements face à une situation réelle, ce n’est pas le cas du karaté traditionnel qui est un système hautement efficace, couvrant tous les aspects du combat, et tout à fait adapté à l’auto-défense actuelle. En étudiant vos katas et en pratiquant votre art dans son entièreté – comme les anciens le faisaient – vous serez certain de développer les aptitudes nécessaires pour vous défendre en cas d’altercation réelle. Et alors, par définition, vous serez un Karatéka Traditionnel ! Donc, la prochaine fois que quelqu’un vous dit que le Karaté Traditionnel est un art dépassé et sans aucune efficacité, demandez lui ce qu’il veut dire par “Traditionnel’’. 

 

LE KARATE DEFENSE SYSTEM

KARATE DEFENSE TRAINING

Le Karaté Défense Training est une méthode efficace et dynamique de défense issue de l’expérience de la pratique du Karaté et de son efficacité. Elle est constituée de plusieurs modules : Module percussions, action/réaction et mise en situation et amené au sol.

Convient aux pratiquants souhaitant apprendre à se défendre rapidement sans contraintes techniques ni conventionnelles.

 

Le combat souple (avec gants de boxe, protections aux pieds et aux tibias) et le combat avec frappe appuyée (avec casque et plastron) permettent une pratique en toute sécurité. Les techniques et enchaînements sont issus des différents styles de karaté, mais aussi de la boxe française, thaï, anglaise, du Judo)

L'approche ainsi que les techniques (coups de poings, pieds simples, coups de genoux et de coudes, projections, clés...) permettent au pratiquant d'avoir des notions de self défense au bout de quelques cours seulement.

La partie préparation physique (gainage, musculation, cardio...) est composée d'exercices évolutifs en fonction du niveau du pratiquant. Un même exercice aura 3 ou 4 niveaux de difficultés.

Le Karaté Défense Training est une pratique ludique accessible à tous, facile d’accès, qui permet de s'entretenir physiquement et de se défouler, tout en offrant des bases simples et efficaces de Karaté.

Cette méthode issue du Karaté traditionnel se veut simple efficace avec des mises en situations rapides et concrètes.

L'approche ainsi que les techniques enseignées (coups de poings et pieds simples) permettent au pratiquant d'avoir des notions de self défense au bout de quelques cours seulement, en plus de l'entraînement physique qui fait énormément de bien (le cardio est mis à l'épreuve!).

Le "Karaté Défense Training" se compose de 4 modules:

-Les percussions:

Attaques de poings et de pieds exécutées en rythme seul, sur pao et bouclier avec un

partenaire (la partie la plus physique!).

Des séries de techniques et enchaînements développent l'endurance cardiovasculaire la

résistance musculaire ainsi que la précision du geste et la dextérité.

 

-Les défenses-ripostes:

Sur les acquis du module un, et sur la base d’une agression simple de type frappe, on assimile les bases de la défense – désaxement, geste de protection et riposte simple.

Adaptation et réaction dans le temps et à bonne distance.

Il s'agit d'une des première mise en situation avec partenaire ou les enchaînements

éxécutés seul sont travaillés des conditions de confrontation encadrées et avec  une notion de distance "longue" ou "moyenne"

 

-La distance courte:

Il concerne la distance courte, de type saisie, poussée de face, sur le côté ou par derrière.

La réponse  proposée part toujours d’une technique de percussion. On en aborde de

nouvelles, adaptées à la situation, coups de coudes et de genoux, frappes mains ouvertes,

frappes circulaire, arm lock et luxations, projections.

 

-Le sol:

On aborde les amenées au sol simples et les dégagements.

Ce module permet d'étudier les projections et les immobilisations au sol simples et facilement

utilisables en combat.

 

Le "Karaté Défense Training" est une pratique ludique accessible à tous, facile d’accès avec une tenue valorisante, qui permet l’entretien physique, tout en offrant des bases simples et efficaces de Karaté