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Les principaux traumatismes dus au KARATÉ

Traumatologies dues au karaté

 

Comme dans n'importe quel autre sport, le karatéka s'expose à des blessures. De par sa nature de sport de combat, les risques inhérents à la pratique du karaté relèvent le plus souvent de traumatismes dus à des coups. Mais les blessures musculaires existent. 

Le risque zéro n'existe pas

Le karaté se décline en deux catégories: hors compétition et en compétition. Les risques liés aux différentes pratiques sont à distinguer de la même manière. Le “kata” est un exercice technique, dont nous parlerons souvent, contre un adversaire imaginaire mais bref, d'une minute à une minute et demie. En compétition l'effort est très intense  tandis qu'en amateur, il est plus lent et sans combat ni risque de traumatisme: travail respiratoire, endurance du système cardio-vasculaire, mémorisation des enchaînements...

 

HORS COMPÉTITIONS

Il s'agit surtout d'entraînement en salle avec des échauffements, la répétition des kata et des mises en situation. Il y a donc peu de traumatisme car les coups sont simulés plus que portés. Les risques de cette pratique sont donc semblables à ceux de tout autre sport.

 

LES CHEVILLES ET POIGNETS - ENTORSES

Cette distorsion des ligaments est fréquente en sport et le karaté n'y coupe pas. Une mauvaise réception ou un pivotement trop brusque du corps et c'est la cheville, le plus souvent, qui souffre. Il arrive aussi que les karatékas aient des entorses de la main (doigts, poignet...) lorsqu'il s'agrippent au kimono de l'adversaire.

 

LES CUISSES ET MOLLETS - LÉSIONS MUSCULAIRES

Ces blessures surviennent lors d'un manque d'échauffement ou d'étirements. Elles se constatent le plus souvent au niveau des cuisses et des mollets, très sollicités au karaté. Un entraînement sérieux prévient ce genre de risques mais  trois lésions musculaires existent néanmoins et se distinguent par leur niveau d'intensité dans la douleur.

 

LES CONTRACTURES

Elle se signale par le fait qu'un muscle reste contracté quelques heures voire trois jours après l'effort. Un karatéka peut souffrir d'une contracture s'il ne s'échauffe pas correctement ou s'il est trop exigeant avec ses muscles lors de l'étirement.

 

LES ÉLONGATIONS

Douleur plus intense que la contracture, l'élongation découle d'un étirement abusif. Quelques jours d'arrêt permettent de récupérer.

 

LES CLAQUAGES

Lésion musculaire la plus importante, le claquage est une rupture des fibres musculaires causée par un manque d'échauffement ou un effort trop intense.

 

LES GENOUX - TENDINITES

Les tendons stabilisent la liaison entre un muscle et un os. Ils sont mis à forte contribution au karaté où les katas et les attaques sont divers et variés. Un genou très sollicité  peut par exemple être cause de douleur pour le karatéka.

 

LES BRÛLURES

Étant pieds nus sur le tatami, le karatéka est obligé de prendre soin d'eux pour éviter toute complication. Lorsqu'il enchaîne les mouvements, le pratiquant “racle” en effet ses pieds contre le sol. Ce phénomène a pour effet de brûler la peau de manière superficielle. Des crèmes protectrices permettent d'éviter cela.

 

LES AMPOULES

Le frottement du pied sur le tatami provoque également à la longue une irritation et une ampoule. Bégnine, la douleur fait néanmoins souffrir le karatéka, handicapé pour combattre de la meilleure des manières.

 

EN COMPÉTITION

Même si le karaté est un sport de contrôle de soi, quelques accidents peuvent arriver durant le combat. La compétition nécessite un certain niveau pour y accéder mais les risques sont toujours présents.

 

LES CUISSES-LÉSIONS MUSCULAIRES

Comme évoqué plus haut, la répétition des mouvements et un mauvais échauffement favorisent ce genre de blessures. En compétition, elles peuvent apparaître quand le karatéka donne un coup de pied dans le vide ou quand il encaisse une béquille.

 

LES HÉMATOMES

Bien que les coups soient contrôlés, les hématomes sont fréquents au karaté en cas de chute ou de béquilles. Cet amas de sang présent sous la peau est le plus souvent bénin et disparaît au bout de quelques jours.

 

LE VISAGE - TRAUMASTISMES

Les yeux, les oreilles, le nez, les lèvres sont des zones à risque en combat selon les variantes du karaté où les coups sont plus ou moins portés.

 

LES HANCHES - ARTHROSES

Pour les karatékas qui pratiquent depuis très longtemps, le travail sur un seul pied favoriserait, à la longue, l'arthrose de la hanche.

 

LES DOIGTS - FRACTURES

C'est la fracture la plus courante au karaté car ce sont les membres les plus exposés lors du combat, à cause d'une chute ou d'une mauvaise attaque. Si le doigt n'est pas fracturé, il se peut qu'il y ait une foulure. Cela arrive fréquemment aux pouces du karatéka, lorsqu'ils agrippent le kimono de l'adversaire.

 

Petite étude clinique

Objectifs. – Étudier l'incidence et décrire les caractéristiques des blessures engendrées par la pratique du karaté en club, ainsi que les facteurs qui peuvent l'influencer.

Méthodes. Cent quatre-vingt-six pratiquants de karaté dans trois clubs différents ont été inclus dans une étude rétrospective. Un questionnaire a été soumis à chaque karatéka lui demandant de répertorier ses blessures survenues au cours de l'année passée (type, localisation, mécanisme, exercice pendant lequel est survenue la blessure, le nombre de jours d'arrêt des activités sportives et du travail, soins nécessaires). L'analyse a porté sur les « blessures » pour la description des atteintes et sur les « blessés » pour celle des facteurs de risques.

Résultats. – Quarante-huit des 186 élèves se sont blessés (28,8 %), représentant 83 blessures (63 à l'entraînement et 20 en compétition), soit un taux annuel de 44,62 blessures pour 100 élèves. Les blessures ne sont pas plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes, ni dans un club par rapport aux autres, alors que l'incidence augmente avec l'age, le nombre d'heures d'entraînement par semaine (3,6 ± 1,7 vs 2,9 ± 1,5 heures ; p : 0,001), le grade (ceintures marron et noires ; p : 0,015), et les années de pratique (blessés 7,3 ± 5,5 ans vs non blessés 5,1 ± 4,8 ; p : 0,03). Les blessures se répartissent en 43 (53 %) hématomes, 16 (19 %) entorses, sept (7 %) lésions musculaires, six (7 %) fractures, quatre (5 %) malaises, et sept (7 %) lésions diverses. Vingt-six (31,3 %) blessures ont entraîné un arrêt de 8 à 30 jours et plus des activités sportives. Enfin, la localisation de ces blessures est pour 22 (26,5 %) à la tête, huit (9,6 %) pour le tronc, 24 (28,9 %) le membre supérieur et 29 (35 %) pour le membre inférieur.

Conclusion. – Les blessures sont relativement fréquentes, mais souvent bénignes, et surviennent plus rarement à l'entraînement qu'en compétition. Les blessures touchent principalement la face et les membres, et sont essentiellement observées chez ceux qui pratiquent le plus souvent et au plus haut niveau. La prévention paraît primordiale.