Les Sept Dieux du Bonheur à Zentsū-ji.

Les sept divinités du bonheur - Shichi Fukujin - 七福神

Shichi Fukujin - 七福神

 

Pour celles et ceux qui cherchent la chance, voici les sept dieux du bonheur à célébrer au Japon.

On les trouve un peu partout. Jadis, on portait sur soi leurs figures à la mine réjouie sous la fome de précieux netsuke

 

Takara-Bune, le "navire des trésors" 
 
Shichi Fukujin
 
 
 

La Japon étant une nation insulaire où le commerce maritime a toute son importance, ils sont souvent représentés sur le Takara-Bune, le "navire des trésors". Les trésors transportés par le bateau sont: la Bourse Inépuisable, le Chapeau Invisible, le Manteau de la Chance, le Maillet de Richesse, le Rat Poursuivant le fantôme, le Sac Plein de Riz et la Clef Magique. 
On dit qu'il navigue dans le port à la veille de la Nouvelle Année. Des reproductions de ce bateau sont placées sous les oreillers des enfants, pour qu'ils fassent de rêves de chance et dans ce cas ils auront de la chance pour toute l'année. En revanche si le rêve est néfaste, il suffira de bruler l'effigie pour le contrecarrer. 

Dans la mythologie japonaise, les Sept Divinités du Bonheur (Shichi Fukujin) incarnent la bonne fortune. Ils sont souvent représentés sur leur navire Takarabune (宝船, Navire aux Trésors) dont la proue représente généralement une tête de dragon.

Selon la croyance, les Shichi Fukujin arrivent sur Terre le soir du 31 décembre à bord du Takarabune pour distribuer bonheur, chance et cadeaux aux personnes méritantes. Ce soir là, les enfants ont coutume de placer sous leurs oreillers une effigie des Sept Divinités ou du Takarabune afin de recevoir leur bienveillance pour la nouvelle année. Pendant O-shogatsu (お正月, fêtes du Nouvel An), de nombreux japonais effectuent le pèlerinage Shichi Fukujin Meguri (七福神巡り): ils visitent les temples et sanctuaires dédiés aux Sept Divinités pour se garantir une année prospère.

Les japonais auraient commencé à croire aux Shichi Fukujin vers la fin de l'ère Muromachi (1337-1573) à Kyoto. Durant l'ère Edo (1600-1868), cette croyance se développe et s'installe durablement dans la culture populaire. A l'exception du dieu Ebisu, ces Sept Divinités furent transmises de l'Inde à la Chine puis au Pays du Soleil Levant; elles se composent de dieux bouddhistes, shintoïstes et taoïstes.

Voici la liste des sept divinités du Bonheur: 

SHICHI FUKUJIN(七福神). LES SEPT DIVINITES DU BONHEUR

Benzaiten 弁財天

Finalement, Benzaiten est la seule femme du groupe. Parfois appelée Benten, elle est la version japonaise de la déesse hindou Saraswati.

Elle est la déesse des arts (tout particulièrement de la musique), de l’éloquence et du savoir, mais aussi de l’eau et de la mer.

Elle est représentée avec un biwa dans les mains et très souvent avec un serpent ou un dragon à ses côtés.

On lui rend un culte dans le temple Bentendo à Tokyo et etdans celui de l’île d'Enoshima

 

 

Bishamon 毘沙門天

Divinité des guerriers et dieu protecteur de la loi bouddhique et de la prospérité, parfois appelé Tamon-ten. C'est probablement les dieu hindou Vaishrâvana.

Il est parfois connu comme le Gardien du Nord

Il fut invoqué avec succés par le prince Shotoku en 587 lors d'un bataille contre les clans anti-bouddhistes

Bishamon (毘沙門天) est consacré à la protection de richesse. Il a une origine Bouddhiste et il est le frère de Kishijoten qui est généralement représentée en tenant une gemme sacrée dans sa main gauche. Bishamon est représenté en armure avec une lance dans sa main droite et un petit temple ou pagode dans sa main gauche. Parfois une roue de feu encadre sa tête. A ses pieds il terrasse quelques démons. Il est parfois connu comme le Gardien du Nord. Il fut invoqué avec succés par le prince Shotoku en 587 lors d'un bataille contre les clans anti-bouddhistes

 

Daikokuten 大黒天

Daikokuten (大黒天) est le kami du bonheur et aussi le protecteur des fermiers. Généralement dépeint avec une balle de riz, l'estomac bien rebondi et une expression de franche gaieté sur le visage.

Parfois les rats mangent du riz près de lui, car Daikokuten a une telle richesse qu'il ne se soucie pas du tout des rats. 

Il porte le maillet de la chance (uchide no kozuchi)avec lequel il peut accorder des vœux aux mortels. Son trésor est placé dans un sac jeté sur son dos .

Il est probablement une transposition du dieu hindou Mahâkâla. 

Au début Dieu de la cuisine, il fut plus tard adoré comme Dieu de l'agriculture. C'est à ce titre qu'on l'honore dans les cérémonies appelées Daikoku-age-matsuri ou Agari-ushi-matsuri, le jour du taureau dans le mois de novembre de l'année lunaire, Daikoku-no-toshitori ou Daikoku-no-yome-mukae, le 09 décembre de l'année lunaire. La principale offrande qu'on lui fair à cette occasion est le gros radis blanc à deux racines (daïkon  大根 ).

Le jour du rat lui est consacré.

Ebisu 恵比須

Ebisu (恵比須) est le protecteur du travail honnête, Kami des pêcheurs et des marchands. c'est le seul dieu d'origine japonaise, on le représente vêtu d’un simple kimono et d’un hakama; il tient à la main une canne à pêche ou un tai (la brème de mer).

Il peut être identifié à au moins 3 Kamis :

- 1 - Ebisu no Kami

- 2 - Hiru ko no Kami (premier enfant d'Izanagi et d'Inazami)

- 3 - Koto shiro nushi no Kami (fils d'O kuni nushi) 

 Il est réputé dur d’oreille, c'est pour cela que ses fidèles, avant de prier, font un grand bruit.

Cest également pour cette raison qu'il ne participerait pas au grand rassemblement des Kamis à Izumo pendant le Kami na zuki, le "mois sans Kami": Il n'entendrait pas l'appel !

C'est pendant ce mois justement que l'on célèbre dans ses temples une grande fête en son honneur.

En tant que Kami de la pêche, il est adoré dans un grand nombre de petits temples dans les villages de pêcheurs. Ceux-ci disent volontiers qu'un requin ou une baleine qui s'approche de la terre, et ainsi rabat vers les côtes les bancs de poisson, est une manifestation d'Ebisu.

Au 10 janvier, on rapporte que plus d'un demi-million de fidèles viennent lui rendre hommage au Tôka Ebisu de l'Imamiya-ebisu-jinja.

On distribue aux visiteurs une amulette spéciale appelée "petit trésor" ( kichô 貴重 ) et toute une série de petits objets: une petite daurade (taï 鯛 ) en papier représentant les richesses de la mer, des grains de riz représentant les richesses de la terre, une vielle pièce de monnaie ronde (koban 小判 ) , une vieille pièce de monnaie carrée (chôgin ), un morceau de papier représentant un morceau d'algue séchée (nori 海苔), et, en miniature, une mesure pour denrées solides (masu ), deux porte-monnaie ( zeni-bukuro   ), un mortier (usu ), un maillet de bois pour deterrer les trésors (uchide no kozuchi), un chapeau de prêtre ( eboshi  ), un éventail et un livre de comptes (daifuku-chô  ), qui garantit à son possesseur la prospérité !

Cette amulette conserve son efficacité pendant un an.

Fukurokuju 福禄寿

Dieu de la richesse, de la longévité, de la virilité et de la sagesse.

On voit en lui un ermite chinois qui vivait sous la dynastie Sung.

Son nom signifie bonheur ( fuku  福  ) richesse ( roku  ) longévité (ju  )

Il est représenté sous les traits d'un vieillard à la tête chauve et allongée, portant une barbe blanche, s'appuyant sur une canne orné d'un rouleau de document et tenant un éventail dans l'autre main.

Certains disent que c'était un philosophe chinois et un prophète quand il était vivant.

Fukurokuju est lui aussi issu du Taoïsme

Hotei 布袋

Divinité de l'abondance et de la bonne santé, du contentement et du commerce
Connu aussi sous le nom de Bouddha riant.

Il incarne la générosité, la fortune et l'abondance.

Reconnaissable à son gros ventre nu, une expression de bonté sur le visage, de grands lobes d'oreille et un grand sac rempli de trésors sur le dos.

Le gros ventre d'Hotei symbolise sa grande âme.

Une coutume locale toujours largement pratiquée au Japon consiste à frotter le ventre ou la tête d'Hotei ou de Daikokuten pour attirer la chance. Si vous allez au Japon vous verrez sans doute leurs statues avec une petite pancarte "frottez moi".

Jurōjin 寿老人

Dieu de la longévité.

Kami de la longévité, Jurojin (寿老人) est à l’origine la divinité chinoise Shouxing représentant la longévité. Jurojin goûte le bonheur dans la modération. 

Souvent identifié avec l'étoile polaire.

Il porte un bâton sacré et un rouleau de sutras qui contient la sagesse du monde et la durée de vie affectée à chaque être humain. Le plus souvent il est accompagné d'un daim que la vieillesse a rendu tout noir.

On le montre toujours sous l'aspect d'un petit homme agé à la barbe blanche, accompagné d'une grue,d'un cerf blanc qui aurait 1500 ans, d'une tortue. Il se trouve parfois à proximité d'un prunier qui sont tous des symboles de longue vie. 

Sa physionomie serait basée sur une personne ayant vécue à la fin du XIe siècle qui avait un crane allongé, détail qui est repris dans certaines représentations. 
Jurojin est souvent identifié à Fukurokuju Dans certaines traditions on dit que les deux divinités se partagent le même corps. 

 

Les sept divinités sont : Benzai-ten, Bishamon-ten, Daikoku-ten, Ebisu, Fukurokuju, Hotei et Jurôjin.